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Le Journal

Traversée de l’Australie

28 Juin - 20 Août 2002

AU MILIEU DE NULLE PART

Près de 13.000 km parcourus dont 8700 à travers les forêts tropicales, les pistes de l’out back, les déserts et les montagnes. Avons-nous été imprudents ? Peut-être, puisque notre 4X4 ne disposait que d’une roue de secours alors que ceux dont nous croisions la route parfois étaient tous équipé d’au moins deux, voire quatre roues de rechange… Pas de téléphone par satellite non plus : devant la dépense exorbitante pour la location d’un tel engin, on a préféré renoncer. Secrètement, nous espérions qu’en cas de panne, quelqu’un finirait bien par passer par là. Aujourd’hui, nous savons que dans certains endroits, rien n’est moins sûr.

Pour notre défense, nous disposions d’un véhicule parfaitement adapté au terrain, un Toyota Land Cruiser, le même que celui qui équipe les Rangers australiens, avec un moteur puissant de 4,5 l. et une très bonne garde au sol, dans un excellent état et équipé de pneus tout terrain Desert Dueler neufs, ce qui se fait de mieux. Enfin, si le confort était un peu spartiate, mais on s’y adapte facilement quand on est fatigué, nous disposions en revanche d’une autonomie de 180 litres de carburant et d’environ 80 litres d’eau, suffisants pour réussir la traversée sans ravitaillement de n’importe quel désert australien. Un GPS ( qui s’est avéré pratiquement inutile, car les pistes sont, en général, bien balisées) et de bonnes cartes topographiques complétaient cet équipement.

Nous avons volontairement choisi aussi d’arriver en Australie pendant l’hiver austral, au cœur de la saison sèche, cela afin de nous garantir, au moins dans la moitié nord, une libre circulation sur des pistes non coupées par les inondations et les pluies diluviennes quotidiennes de la saison humide. Et aussi le beau temps ainsi qu’une température diurne acceptable. La rançon en est que très rapidement, à mesure que nous nous enfoncions dans le désert, les températures nocturnes dégringolaient de façon spectaculaire. Il n’était pas rare d’avoir à supporter 35° pendant le jour et de nous réfugier au fond d’un épais sac de couchage pour faire face aux quelques degrés au-dessus de zéro qui s’installaient vers le milieu de la nuit.

 

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Image satellite / Encarta